Le Taishi Odori

Loin dans les montagnes à Yoshida, le 24 juillet célèbre une belle histoire, le retour d’une statue dans son véritable lieu de repos.

Il y 1200 ans, le fis de l’Empereur, Shôtoku Taishi, voyant son père malade sculpta 3 statues représentant Taishi lui-même, avec l’espoir que son père recouvre la santé. Une de ces statues fut conservée  à Yoshida, au Joren-ji jusqu’en 1626 où elle fut déplacée au Monmyo-ji à Toyama. Cependant, lorsque la statue quitta le village, les habitants durent faire face à des évènements de mauvais augures, le Mont Yakedake montra des signes d’activités volcaniques, la famine commença à s’installer, etc. Ils furent suffisamment importants pour que le Gouverneur de la province demande la restitution de la statue de Shôtoku Taishi, pour le bien-être des habitants.

Le temple du Joren-ji

Deux ans plus tard, en 1628, la statue fut rendue. Le 24 juillet (24 juin selon l’ancien calendrier) avant qu’elle ne rentre, les gens de Yoshida virent la silhouette de la statue briller au-dessus des cerisiers du temple. Y voyant un bon présage, ils célébrèrent le retour de la statue et dansèrent tout la nuit durant ; et depuis 384 ils le font tous les ans. C’est ainsi que le Taishi Odori commença.

Le Taishi Odori est très précieux aux habitants de Yoshida. C’est pour eux un héritage important et ils souhaitent le passer aux générations futures. Cependant, à cause de la diminution de la population il est devenu de plus en plus difficile de le maintenir, c’est pourquoi une association pour la préservation du matsuri a été créée il y a 40 ans.

Tout le monde dance en tournant autour de la plateforme où se trouvent les musiciens et les chanteurs.

Le Taishi Odori a lieu tous les ans à la même date, le 24 juillet. Il est divisé en deux parties. La première consiste en une cérémonie bouddhiste en début de soirée pour demander la protection de Shôtoku Taishi. A  la  fin de la cérémonie on peut aller voir la statue. C’est la seule fois où elle est visible au public dans l’année. Puis commence la deuxième partie, le festival. Les participants viennent danser, s’amuser aux multiples stands et bien sûr puisque nous sommes au Japon manger et boire.

Le sake, l’incontournable de tous les festivals.

Le festival met à contribution de nombreuses personnes. Les habitants de Yoshida sont organisés en 3 groupes. Le premier, appelé Geinoubu est en charge de la musique. Les chanteurs ne chantent en réalité qu’une seule chanson qui dure une quinzaine de minutes et qu’ils répètent en boucle tout le long de la soirée. Ils sont accompagnés de deux flûtes, deux shamisens et un tambour.  Le deuxième groupe, le Kankôbu, doit préparer et organiser les stands et les activités, acheter la nourriture etc. La dernière équipe regroupe les plus jeunes. Ils sont chargés de faire la promotion du Taishi Odori. Pendant le festival les associations créées pour enseigner les deux danses de l’Odori se joignent aux équipes.

L’atmosphère de cette fête est vraiment heureuse et conviviale. Les habitants se mettent en Yukata et on peut voir les personnes âgées danser autour de l’estrade de l’orchestre, tout autant que les enfants.

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Eau de source…

La région de Hida est située en plein cœur des Alpes japonaises, et bien souvent, les régions montagneuses sont connues pour abriter de nombreux torrents. Hida ne fait absolument pas exception à la règle, avec toutes les rivières, torrents et sources qui coulent dans les environs. Au milieu de tout cela, ce que j’apprécie tout particulièrement, ce sont les très nombreuses sources naturelles que l’on trouve par ici.

Si vous demandez à quelqu’un dans la région où vous pourriez trouver une « wakimizu », c’est-à-dire une source d’eau, nul doute qu’il vous en indiquera plusieurs à proximité, vu l’abondance de l’eau aux alentours. Si vous décidez de les chercher par vous-même par contre, c’est une autre histoire. Comme les gens de la région savent parfaitement où elles se trouvent, elles ne sont indiquées par aucun panneau. Difficile dans ces conditions de les localiser sans un petit peu d’aide.

Pas facile de trouver cette source du premier coup d’oeil… Comme celle-ci est très peu utilisée, malheureusement, elle n’est pas très bien entretenue.

Ces sources ne sont évidemment pas des petits ruisseaux jaillissant au hasard des montagnes. En fait, elles sont bien souvent spécialement aménagées pour que l’on puisse y récupérer de l’eau. Les locaux eux-mêmes viennent régulièrement en chercher pour la vie de tous les jours. Armés d’une multitude de bouteilles en plastique ou de jerricans et bidons en tout genre, il n’est pas rare de les voir récupérer des dizaines de litres, puis repartir tranquillement. Ils utilisent cette eau en toutes circonstances : que ce soit pour boire directement, ou pour préparer la cuisine, faire le thé, le café, etc.  Même si, en écoutant bien leurs conseils, on se rend vite compte que certaines sources sont meilleures que d’autres pour certains usages. Certaines sont meilleures pour préparer les soba, d’autres donnent un excellent café…

L’eau de source est récupée dans des bidons, et ensuite utilisée pour faire principalement la cuisine.

Si vous avez la chance de trouver l’une de ces sources, vous remarquerez certainement une coupe ou une tasse posée sur un rebord. C’est tout-à-fait normal : elles sont laissées à disposition pour que les voyageurs de passage ou les grands assoiffés puissent aussi profiter d’une gorgée d’eau fraiche, sans avoir nécessairement besoin de se coller la tête sous l’eau ! Après avoir bu à la tasse, il faut la nettoyer un peu dans l’eau, puis la reposer sur le rebord pour quelqu’un d’autre. La personne qui l’aura laissée à disposition viendra la reprendre plus tard pour la laver ou pour l’échanger avec une propre.

Une petite source bien aménagée. Il y a même un petit étendoir ou reposer les verres après avoir bu !

Cette eau de source est réputée être très bonne, voire même l’une des meilleures du Japon selon les locaux. Personnellement, avec le peu d’expérience que j’ai, je me garderai bien d’affirmer quoi que ce soit à ce sujet. Cependant, je dois tout de même reconnaître qu’elle est particulièrement bonne. De plus, comme la plupart des eaux de source, elle est très fraîche. C’est particulièrement agréable quand vient la chaleur de l’été de pouvoir faire une petite pause en se rafraîchissant !

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Tanekura

Un nouveau lieu intéressant que peu de gens connaissent car perdu dans la montagne ! Tanekura est un village situé à 30 minutes en voiture d’Hida Furukawa. Pour moi, ce village représente parfaitement la notion de Satoyama.

Le mot satoyama vient de Sato, qui désigne à la fois un village et le terre natale, et de Yama qui veut dire montagne. En réalité les Satoyama sont des zones d’harmonie entre la nature sauvage et des terres habitées. Les villages situés dans le Satoyama sont les gardiens des vieilles traditions japonaises. La plupart d’entre eux sont difficiles d’accès, donc le mode de vie y est extrêmement autonome et d’une certaine manière, écologique. Hélas, ce sont aussi des villages qui souffrent d’une dépopulation exponentielle. Tanekura fait partie de ceux-là.

Tanekura, dont le nom vient de grain (Tane) et grange (Kura), est célèbre pour ses vieilles granges, d’environ 150 ans, appelées Itakura, et faites de planches de bois. Elles sont petites et composées d’un étage seulement. Au rez-de-chaussée les habitants stockaient leur récolte et l’étage servait à garder les biens les plus précieux de la famille. Le fait était tellement courant qu’un dicton local dit qu’on peut brûler la maison, mais pas l’Itakura.

Un autre élément de la beauté de ce village, ce sont les rizières en terrasse où sont plantés fleurs et sarrasin. Les villageois sont pour la plupart très âgés, leurs enfants sont partis vivre en ville et il n’y a actuellement qu’un seul couple de moins de 40 ans avec un enfant. Les personnes âgées doivent donc se débrouiller elles-mêmes et faire les récoltes. Cultiver du riz étant devenu trop dur, ils ont transformés les rizières proches en champs. En été ils y plantent des fleurs et au printemps quelques légumes. Ainsi ces rizières qui avaient été installées pour répondre aux besoins des habitants face à l’arrivée de réfugiés durant la 2nde guerre mondiale ont trouvé une nouvelle vocation.

Si vous avez la chance de vous rendre là-bas, vous vous apercevrez que les maisons ont deux étages, contrairement à ce qui se fait traditionnellement dans la région. Toujours à cause de l’augmentation  de la population durant la 2nde guerre mondiale, les habitants ont dû rajouter un étage aux maisons. Le deuxième servait à la culture des vers à soie. Les villageois possèdent aussi un pilon hydraulique dont ils se servent pour faire de la farine de sarrasin, élément nécessaire à la fabrication des soba japonaises.  Il peut produire jusqu’à 3 kilos de farine par semaine, ce qui correspond à 20 assiettes de soba. Les villageois disent que les soba faites avec cette farine sont meilleures que celles faites à la machine.

Le pilon hydraulique du village à l’arrêt

On cultive aussi du Myôga, une sorte de gingembre. Les pousses sont recouvertes par des gerbes de riz et une fois récolté le Myôga est envoyé dans un autre endroit pour y être préparé. Le myôga de Tanekura est de très bonne qualité et il est vendu aux bons restaurants de Kyoto.

Je suis vraiment impressionnée par l’énergie des habitants de ce village. Les personnes âgées sont infatigables. J’ai même vue une grand-mère de 90 ans s’occupant d’un champ en plein soleil. Ces villageois sont vraiment actifs, ils ont menés à bien plusieurs projets pour conserver le village. Ainsi il y a 3 ans, ils ont déplacé une belle maison inhabitée pour la placer au centre du village et en faire une auberge. Ils ont aussi transformés des Itakura sans propriétaires pour en faire des maisons et actuellement ils essayent de faire revenir les lucioles dans le village.

On peut encore dire beaucoup de chose sur Tanekura, notamment sur la beauté du village et j’espère que vous aurez l’occasion d’aller là-bas !

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Les blaireaux japonais

Loin de moi l’idée de m’en prendre à la population japonaise, mon intention est bien ici de parler des blaireaux, au sens animalier du terme bien évidemment. Lors d’une petite excursion dans le village de Tanekura, j’ai voulu grimper un peu plus haut dans la montagne histoire d’avoir une vue imprenable sur la vallée et le village en contrebas. Si le résultat n’a pas été particulièrement convaincant, j’ai cependant eu l’occasion de faire une rencontre des plus inattendues alors que je redescendais à travers les sous-bois.

Un résultat en effet peu convaincant. Mais le détour par le village vaut tout de même largement le coup.

 Une rencontre qui était petite, de couleur marron, et avec un air adorable qui m’a donné l’envie subite de l’attraper, de la serrer dans mes bras et de la ramener illico à la maison. Cependant, je ne suis pas sûre que la famille d’accueil chez qui je loge actuellement aurait beaucoup apprécié. Après quelques recherches, et surtout quelques questions aux habitants de la région, j’ai finalement réussi à obtenir son identité.

Ce n’était pas un tanuki, comme je le pensais au départ, mais un anaguma. C’est une espèce de blaireaux spécifique au Japon, que l’on retrouve un peu partout dans les régions boisées de l’archipel. Contrairement à son cousin européen, il est marron, mais  est tout de même reconnaissable à la petite ligne blanche qu’il a sur la tête. Vu la taille qu’il faisait, une trentaine de centimètres environ, je pense qu’il s’agissait d’un petit, bien que je n’en ai aucune certitude.

Le fameux anaguma en question. Même s’il n’est pas noir comme les blaireaux européens, il est tout de même reconnaissable à la ligne blanche qu’il a sur la tête.

Normalement, les anaguma sont des animaux nocturnes, pourtant j’ai croisé celui-là en plein jour. De plus, la région étant réputée pour abriter des ours, un des habitants du village m’avait prêté une cloche censée les éloigner. Autant dire que je n’étais pas au top de la discrétion, même si cela n’a pas du tout eu l’air de déranger mon ami à fourrure, trop absorbé par la tâche ô combien passionnante de rechercher quelque chose de tant soit peu comestible.

 De fait, l’anaguma est un animal omnivore, même s’il apprécie tout particulièrement les vers de terre, les scarabées, les baies sauvages et les kakis. J’en ai eu la preuve lorsque le mien a réussi, après quelques minutes de recherches infructueuses, à attraper un magnifique ver de terre d’une taille et d’une longueur plus que satisfaisantes. Et c’est ainsi qu’il s’en est allé, tout heureux de sa prise, probablement pour aller la déguster bien confortablement dans sa tanière.

Le pelage de cet anaguma était un peu plus sombre. Curieusement, il ne semblait pas dérangé par ma présence ou par le fait de sortir en plein jour…

Quelques mètres en contrebas m’attendait une deuxième surprise puisque j’ai pu apercevoir un camarade, plus petit et au pelage un peu plus foncé, mais tout aussi occupé à chercher de quoi remplir son estomac. Coup de chance que d’avoir pu en voir deux au même endroit et en pleine journée ? Je ne sais vraiment pas, mais en tout cas, ce sont des petites rencontres comme ça qui me font aimer cette région et qui me mettent de bonne humeur pour la journée… !

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Le Koto 箏

On en a déjà parlé, nous avons eu la chance d’assister à un concert privé de Shakuhachi. Même si au départ je n’étais venue que parce que mes collègues m’avaient vanté le Shakuhachi, j’ai eu l’agréable surprise de découvrir un autre instrument, le Koto. C’est une cithare japonaise à 13 cordes.

La joueuse de Koto pince les cordes de sa main droite et bouge les chevalets de la main gauche.

Le Koto présente sur une caisse de résonance rectangulaire en bois de Paulownia longue de 180 cm, 13 cordes de soie possédant chacune leur propre chevalet. Les cordes sont pincées avec des grattoirs en ivoire, placés sur le pouce, l’index et le majeur de la main droite du joueur. On dit du Koto qu’il a la forme d’un dragon allongé. Ainsi là où l’instrumentiste joue est la tête du dragon et le reste est la queue du dragon.

Le Koto est arrivé au Japon au VIème siècle avec la vague sinisante qui a fortement influencée la noblesse de l’époque. Le Koto possédait 13 cordes et bien qu’en Chine son équivalent en ait désormais 21, le Koto japonais est resté attaché aux traditions et n’a pas changé de forme avant le la fin du XIXème siècle. Cependant on peut désormais trouver des Koto à 17 cordes. Un joueur de Koto célèbre, Michio Miyagi, inventera même un koto à 80 cordes, afin de se rapprocher le plus possible du piano à queue, même si personne n’en a jamais joué.

J’ai été étonnée de voir que les chevalets sous les cordes sont amovibles. En réalité, les joueurs de Koto japonais, contrairement aux chinois et coréens, font même glisser le chevalet de la main gauche pendant qu’ils jouent afin de faire varier la note. Toujours de la main gauche, ils appuient sur la corde afin de la tendre plus ou moins et ainsi ajuster leur note ou faire des variations. Les cordes de soie sont extrêmement sensibles à l’humidité et à la lumière, le joueur de Koto doit donc en permanence réaccorder son instrument et s’adapter.

la retranscription de la musique est différente des partitions occidentales : il y a une grande case par temps, elle-même divisée en deux parties, une pour chaque main.

Les instrumentistes ont eu la gentillesse de me montrer leur partition. J’ai appris, un peu surprise, que chaque instrument à son système de partition et qu’au Japon jusqu’à la fin du XIXème siècle la musique pour Koto n’était transmise que par la tradition orale. J’ai mieux compris lorsque j’ai su que du XVIIème à la fin du XIXème, seuls les aveugles avaient l’apanage de l’enseignement du Koto. Seuls eux pouvaient être professionnels et ainsi enseigner.

De même le joueur de Koto en général chante pendant sa pièce, même s’il est accompagné d’un Shakuhachi. Jusqu’au XXème siècle il n’y avait que 3 pièces purement musicales dans le répertoire du Koto, pour tout le reste le joueur chantait aussi.

Ce concert était vraiment agréable et m’a permis de découvrir un peu mieux la musique traditionnelle japonaise. Les vieux instruments traditionnels sont vraiment fascinants surtout lorsqu’on a l’occasion de les voir en vrai.

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Shakuhachi

Ce voyage dans la région de Hida Furukawa m’a déjà offert plus d’une occasion de découvrir certains aspects de la culture japonaise et des traditions qui survivent encore par ici. La dernière en date fut d’assister à un petit concert de musique traditionnelle japonaise, interprété par un duo jouant du shakuhachi et du koto.

Le shakuhachi est une flûte japonaise traditionnelle, généralement fabriquée en bambou. Son nom en japonais (尺八) signifie tout simplement 1,8 pied, c’est-à-dire la longueur la plus communément répandue de cette flûte, même s’il en existe aujourd’hui de plus petites et plus grandes. Le son de la flûte dépend de son modèle, les plus petites  ayant le son le plus aigu, les plus longues, le son le plus grave. Cette flûte est généralement accompagnée d’un koto, une sorte de cithare japonaise, lors des représentations.

Un joueur de Shakuhachi en train de jouer. La partition étant particulièrement longue, il doit la faire glisser au fur et à mesure pour pouvoir continuer à la lire.

Il existe de nombreux morceaux de shakuhachi, cette flûte étant très ancienne. Elle dérive des premières flûtes arrivées au Japon au VIème siècle, bien qu’elle soit elle-même le résultat de plusieurs siècles d’évolution. Elle était principalement utilisée par les moines bouddhistes, et fut associée à la secte zen Fuke, qui l’utilisait notamment en tant que support à la méditation. Cette secte ayant été dissoute lors de la Restauration de Meiji  (1868) à cause des liens obscurs qu’elle entretenait avec le shogunat, de nombreux morceaux de honkyoku, la musique de ces prêtres, furent perdus.

Les morceaux laïcs cependant perdurent encore aujourd’hui. Bien que la pratique du shakuhachi fut interdite pendant un certain temps, car trop associée à la secte Fuke, la plupart des morceaux laïcs furent adaptés sur d’autres instruments. Les partitions de shakuhachi suivent encore l’ancienne tradition japonaise, et il est impossible de les comparer aux partitions et notes de musique couramment utilisés aujourd’hui pour la musique.

Une partition de Shakuhachi, pour « L’air du printemps ». Malgré tous mes efforts, la façon de la déchiffrer m’échappe encore…

Le son de cet instrument est très caractéristique de la musique traditionnelle japonaise, et je suis surprise de l’harmonie entre le shakuhachi et le koto, les deux instruments se mariant particulièrement bien. Outre la difficulté de savoir lire les partitions traditionnelles, le jeu en lui-même semble demander une certaine technique. Il s’agit de faire varier la proximité des lèvres avec l’embouchure de la flûte, de même qu’il faut parfois faire vaciller le son…

Pas vraiment facile… Mais j’aimerais avoir l’occasion d’essayer un jour !

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